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PHOTO UBAYE ET INFORMATIONS

Lacs de Marinet, de Chillol et vallon de Mary


Montée dans le vallon de Mary. Clic/agrandir

Les quatre lacs de Marinet sont parmi les plus connus d'Ubaye, et à juste titre. On évitera donc les périodes les plus fréquentées. Il serait dommage de se cantonner à la balade classique Mary-Marinet et de ne pas aller au lac de Chillol, et de ne pas connaître le plaisir de déambuler tranquillement sur la crête de Chillol, petit boulevard d'altitude, mais boulevard cette fois désert. Le gros des troupes reste au lac le plus accessible, le grand lac de Marinet, auquel vous arriverez en fin de journée quand la foule sera partie.

En partant de Maljasset (1900) à l'aube, on évite le monde et on profite de belles lumières. L'idéal est de partir assez tôt pour arriver au petit lac de Marinet (2533) avant le lever du soleil, au petit jour donc (1h30 à 2 heures de marche). L'ambiance avec au fond les glaciers de Marinet, la Pointe des Cirques et l'Aiguille de Chambeyron est froide et prenante.

Petit matin au petit lac de Marinet. Clic/agrandir

Il y a un petit côté relique de paysage glaciaire. Pas trop étonnant, les glaciers de Marinet sont en effet de quasi reliques. Glaciers les plus au sud des Alpes, il n'en reste plus grand-chose aujourd'hui et ils auront bientôt totalement disparu.

La montée aux lacs supérieurs de Marinet se fait à main droite par un petit chemin qui suit l'épaulement et prend vite des allures de chemin de crête. Si on est arrivé suffisamment tôt on éprouvera à coup sûr le grand frisson du lever de soleil sur cette crête, lever de soleil qui nous accompagnera jusqu'aux lacs.

Lacs supérieurs de Marinet vus de la crête de Chillol. Clic/agrandir

Les lacs supérieurs de Marinet (2682) sont d'évidence les plus beaux des quatre. Après les avoir longés pour en profiter, il est intéressant de monter à main droite vers la crête de Chillol (2731). De là, la vue est sublime et on la retrouvera plus tard. Au programme, la descente par le vallon de Chillol vers le lac du même nom.

Le lieu est magique, avec des roches de toutes les couleurs et des reliefs curieux, alternant ravins, molles rondeurs et aiguilles acérées. La Bergerie de Chillol (2463) vous accueille pour le casse-croûte, perchée au-dessus du sauvage vallon qui mène à l'Aiguille Grande et à l'Aiguille de Chambeyron.

Lac de Chillol un 11 juillet. Clic/agrandir

C'est un décor minéral d'une sauvagerie exceptionnelle. D'ailleurs, vous l'avez remarqué ? Aucun touriste depuis petit le lac de Marinet, et sans doute même pas un randonneur (y compris en plein été).

Le retour est l'occasion de musarder dans le vallon de Chillol qu'il faut remonter jusqu'à la crête (300 mètres de dénivelé). Les plus courageux se paieront le luxe d'un détour qui vaut le coup : monter à main gauche vers un col sans nom au pied de la Tour de Chillol, puis suivre la crête jusqu'au pas Nord de Chillol, et enfin traverser totalement la crête de Chillol, en poursuivant au-delà du Pas Sud, jusqu'aux contreforts de l'Aiguille de Chillol.

Il ne reste plus alors qu'à redescendre par le torrent puis longer la moraine jusqu'au côté sud du petit Lac de Marinet. Quelques pas mènent au grand lac de Marinet, parfois appelé lac de Mary (2540). On peut redescendre par le même chemin qu'à la montée (rejoindre au préalable le petit lac de Marinet) ou monter au col de Marinet (2787) et redescendre la totalité du vallon de Mary via le col de Mary (2641).

Ce dernier détour rajoute 250 mètres de dénivelé et 3 bons kilomètres, mieux donc être encore en forme avant de l'entreprendre. Sans le détour, la balade complète fait tout de même 1200 mètres de dénivelé (compter 7 heures de marche).

Nul doute qu'il s'agit là d'une des balades les plus belles et dépaysantes d'Ubaye, du moins sur sentiers. On combine lacs et crêtes, verdure et sauvagerie.

> Voir la galerie complète (36 photos). Toutes les photos ont été faites un 20 juin et un 2 octobre pour le vallon de Mary, un 11 juillet pour les lacs, et deux photos ont été faites un 20 juin sur la crête de Chillol. Pour suivre la randonnée du 11 juillet, se fier aux numéros des photos (de 06-042-14 à 06-046-23), qui sont chronologiques.

Pour ceux qui aiment savoir comment sont faites les photos et imaginent de nombreux allers-retours, la plupart ont été faites le 11 juillet. Mais la journée fut longue : départ à 4 heures de Maljasset, retour à 21 heures. Soit en 17 heures un bilan de 154 photos prises, 54 conservées (35 %) et 21 dans la galerie (14 %). Certaines photos plus abstraites (eau, roche) se trouvent dans d'autres galeries, et certains paysages sont dans la galerie générale Ubaye (à vous de les retrouver !).

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Lacs de la Braissette et crête de la Plate



Vallon de Moutière, clic/agrandir

Voilà une petite randonnée assez variée et originale. Vu la nature du terrain, il est préférable de la faire à l'automne ou au printemps. On peut partir d'un virage de la route (Barre du Planton, 2300 m) mais pour profiter du paysage il est préférable de partir du bas du Vallon de Restefond, là où la route venant de la Bonette rejoint celle venant du col de Moutière (2420 m). L'accès peut se faire par Bayasse (route de la Cayolle). On peut partir à pied du refuge (1800 m) et remonter par le GR56 le charmant vallon de Moutière, qui donne toute sa beauté à la balade. En voiture, on peut partir de la dernière épingle à cheveux, sous la cabane de la Moutière (vers 2050 m).

Le vallon offre trois lacs. Le premier, non nommé, pourrait s'appeler lac sous Cristel (nom de la crête). Pour accéder aux deux lacs de Braissette, il faut quitter le chemin quand on les voit, et descendre à vue. Le soleil se couche assez tôt sur le lac inférieur, à cause de l'imposante Barre des lacs.

Lac supérieur de Braissette, clic/agrandir

La montée depuis les lacs (2500 m) par la baisse de la Plate jusqu'à la tête du Laup (2721) est sans difficulté. Sur cette crête ou celle de la Plate (2770), il serait étonnant de ne pas voir de chamois. On arpente toute la crête jusqu'à rejoindre le col de Cime Plate. La vue sur la vallon de Sanguinière est superbe. Le retour se fait par le chemin.

Prévoir du temps car les distances ne sont pas négligeables, et en grande partie hors sentier. Compter pour l'aller retour :
- depuis la Barre du Planton : 3h30 (500 mètres de dénivelé)
- depuis sous la cabane de la Moutière (itinéraire conseillé) : 5h (800 mètres de dénivelé)
- depuis Bayasse : 7h15 (1000 mètres de dénivelé)
- depuis le Restefond : 4 h (600 mètres de dénivelé)

> Voir la galerie complète (36 photos). Toutes les photos ont été faites un 6 septembre. Pour suivre la randonnée, se fier aux numéros des photos, qui sont chronologiques.

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Le lac des Neufs Couleurs du Chambeyron


Lac des Neufs Couleurs du Chambeyron. Clic/agrandir

La balade du Chambeyron est une des plus connues d'Ubaye et les connaisseurs l'estiment parmi les plus belles. Le dénivelé non négligeable n'arrête pas le randonneur devant un tel spectacle. Malgré les 1000 mètres jusqu'au lac des Neufs couleurs, un peu plus jusqu'au col de la Gypière (2927 m), il vaut mieux prévoir une époque de faible fréquentation. Les photos de la galerie ont été faites un 25 juin.

L'endroit est étonnant. Quel contraste entre le départ du charmant village de Fouillouse (1890 m) et, après une longue montée en coteau, le vallon presque uniquement minéral ! Le touriste pressé et pour tout dire harassé est souvent insensible à la perspiration de la roche. Il se concentre sur son effort et sur son but : le lac. Celui des Neufs Couleurs (2840 m), le plus haut, car il sait sans doute que les autres lacs sont moins intéressants, moins beaux en tout cas.

Certes, l'effort est important mais il est intéressant de partir très tôt le matin, de monter sans trop d'arrêts jusqu'au lac Long (2780 m) et de commencer à flâner. C'est à partir de ce lac que le vallon de Chambeyron développe toute son étrangeté. Quelle joie de découvrir du thlaspi qui semble pousser à même la roche ou la couleur éclatante du saxifrage à feuilles opposées, qui semble surtout s'opposer à la roche !

Le thlaspi semble pousser à même la roche. Clic/agrandir

Flâner, s'arrêter, se reposer, tel est le mot d'ordre ici. Ne rien faire est l'important. Les rochers se mettent alors à danser, les formes se multiplient. Un étrange son inaudible et peut-être inexistant sourd de la roche elle-même, une vibration métallique. Ce son qui a quelque chose de cristallin, comme un bruit lointain de cloche. Aucune confusion possible pourtant, il ne s'agit en aucun cas des cloches de la vallée. D'abord il n'y en a pas, ensuite elles sont inaudibles de si loin.

Non, il s'agit d'un son autre qui, à y écouter plus attentivement n'est pas celui de cloches non plus. Un son qui vous rappelle quelque chose n'est-ce pas ? Oui, c'est le son qui s'entend parfois en méditation. C'est le son du monde, la vibration première de l'univers, peut-être. À moins qu'il ne s'agisse de la vôtre.

Est-ce le le son du monde, la vibration première de l'univers ? Clic/agrandir

Le son tapi au fond de l'oreille et comme perdu au milieu du silence, l'homme se sent tout à coup bien différent. La vibration au milieu du cœur, la sérénité en bandoulière, l'exploration du petit vallon rocheux peut commencer. Quand vous arriverez au lac des Neufs couleurs, je peux vous garantir que vous le verrez tout autrement. Si quelques touristes sont là, vous les saluerez et ils vous regarderont d'un drôle d'air. Comment ça, le souffle divin se voit ?

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> Voir la galerie Lacs de Chambeyron (36 photos). Toutes les photos ont été faites un 25 juin, sauf trois photos de fleurs dont le numéro commence par 10.

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Lacs des Houerts et Pointe d'Escreins


 
Lac vert des Houerts. Clic/agrandir 

Le vallon des Houerts est un de ces vallons rares dont on rêve sans le savoir, un monde a priori hostile et pourtant si attirant, un laveur de cerveau, pas moins ! Rien de bien difficile dans cette randonnée si ce n'est le dénivelé : 1300 m pour le sommet mais seulement 1000 pour les lacs.

Le chemin est bon, hélas un peu trop fréquenté pour un tel endroit. Dans un alpage riant, croiser d'autres randonneurs est souvent convivial. Dans un décor lunaire, cela paraît incongru, presque gênant. Autant dire qu'il est préférable de venir ici hors saison. Néanmoins, toutes les photos de la galerie ont été faites en juillet, preuve tout de même que la rocaille n'est pas prise d'assaut.

Le fond du vallon fait figure d'oasis. Clic/agrandir 

Dans un univers aussi minéral, le fond du vallon, herbu à souhait, fait figure d'oasis. La rivière ne peut être que celle de l'abondance retrouvée. Dans un tel milieu, l'homme voit sa condition telle qu'elle est : un veinard au milieu de nulle part, libre de sa route mais inutilement triste de ce qu'il n'a pas. Un peu d'eau et la vie est là !

La vie dans un tel environnement, ça remue le cœur. Le plus blasé des arpenteurs de sentiers ne peut que s'émerveiller devant une touffe de gentiane ou de saxifrage à feuilles opposées poussant à même la roche, quasiment. La joie colorée des pétales amène à mieux regarder la moindre pierre, et on découvre alors de multiples formes. Cette croix, n'est-ce pas notre part spirituelle qui nous appelle ? Et là, ce démon, notre part d'ombre qui ne demande qu'à être reconnue pour ce qu'elle est, une simple part de nous-même ?

   

Gentiane printannière entre bien et mal ? Clic/agrandir

Les lacs aux couleurs superbes offrent un repos bien mérité et plonger les yeux dedans évacue les dernières questions. Dans un lieu aussi nu, pas gêné par la luxuriance de la végétation, l'essentiel pointe le bout de son nez. Alors, l'esprit curieusement léger, on repart vers le col des Houerts par un chemin direct depuis le lac Vert, non marqué sur la carte.

Il faut pousser jusqu'à la Pointe d'Escreins tant la vue est spectaculaire. Même ceux qui habituellement ne vont pas sur les sommets devraient venir là : ce n'est pas tant la vue des lointains qui importe que les perspectives offertes sur le vallon et les lacs.

En montant à la Pointe d'escreins, au fond le lac vert, puis le lac bleu. Clic/agrandir 

Note : on me demande souvent comment je fais mes photos, et quand. Toutes les photos de la galerie ont été prises un 2 juillet, hormis les deux dont les numéros commencent par 07, prises un 24 juillet une autre année au cours d'une randonnée familiale. Ce 2 juillet, j'étais parti vers 4 heures pour les quelques photos au lever du soleil. Ensuite, j'ai arpenté le vallon pour des photos de fleurs et d'abstrait (roches notamment). Je ne suis redescendu que vers 19 heures, après 15 heures de marche et de photo, avec au maximum un arrêt d'une demie heure pour manger. Sur les 79 photos de ma sélection catalogue, j'en ai choisi 36 pour la galerie, à quoi s'ajoutent deux photos déjà présentes dans la galerie générale Ubaye, sur un total de 175 photos faites ce jour-là.

> Galerie complète Les Houerts (36 photos)

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Les lacs du Roure


Lac du Roure

Le lac inférieur (2558). Clic/agrandir 

Voilà un lieu à découvrir particulièrement l'été quand les touristes s'entassent autour des lacs connus, souvent par simple défaut d'information (« Ah bon, il y a d'autres lacs ? »). Tout le monde aime bien sa tranquillité, n'est-ce pas ? Surtout quand on vient à Maljasset qui est un peu le bout du monde. Enfin, c'est juste un peu loin, mais accessible (3/4 d'heure depuis Barcelonnette).

La balade aux lacs du Roure n'est pas plus longue que d'autres (700 à 900 mètres de dénivelé) mais il est vrai sans sentier (ou des bribes) et sans balisage. Il faut donc savoir lire une carte, d'autant plus que ce n'est pas si facile de trouver tous les lacs. « Tous » ? Oui, il y en a tout de même 10, situés entre 2558 m et 2758 m. Précisons qu'on ne risque pas de se perdre, et qu'à défaut de les trouver tous, on en verra 6 en suivant les ruisseaux.

Outre les lacs eux-mêmes, tous différents, ce qui est intéressant dans cette balade, ce sont les différents points de vue permis par les innombrables ressauts rocheux. On est ici tellement en présence d'un relief glaciaire qu'on imagine se promener au fond du glacier… On trouve beaucoup de rotondités faites de roches striées par le fond du glacier, rabotées. Ça a dû frotter sec ! Partout où il a pu creuser davantage, le glacier a laissé un lac. Il est fort agréable de marcher sur ces roches nues : cela donne le sentiment de fouler une planète vierge et primitive. Ces roches constituent ce qu'on appelle le bed-rock, elles sont constituées de roches siliceuses (grès) de la période permo-trias (- 245 millions d'années, période de plus grande extinction d'espèces dans l'histoire, avec disparition de 95 % des espèces pour des raisons encore inconnues).

Lac du Roure

Les lacs occupent le fond de l'ancien cirque glaciaire. Clic/agrandir 

Des lacs à cet endroit, il y en avait probablement d'autres aujourd'hui comblés. En effet, comme on l'a vu, tout lac dans un bassin versant se comble rapidement (Plan de Parouart, un lac comblé). Chaque fois que vous foulez une prairie plate, souvenez-vous que c'était peut-être un lac. Or dans ce relief apparemment chaotique, on trouve beaucoup de replats herbeux assez humides qui font penser à un lac récemment comblé (récemment à l'échelle écologique, cent à mille ans). Quant aux lacs actuels du site, ils sont peu profonds et tous en voie de comblement.

Ainsi, la photo en haut de page comme celle ci-dessous montre clairement que l'herbe gagne sur le lac. Il s'agit de celui situé le plus bas en altitude, qui reçoit des eaux de tout le bassin versant et, élément supplémentaire de comblement, situé sur le béal (ruisseau) du Roure. Le lac le plus haut est également le plus comblé car il reçoit directement les alluvions du cirque constitué par les dents de Maniglia, le pic du fond du Roure et la Spera, tous sommets à plus de 3000 m.

Lac du Roure

Les sommets et la zone des lacs sont de natures géologiques différentes. Clic/agrandir

Sur le terrain, il n'y a pas besoin d'être un fin observateur pour voir que les sommets et la zone des lacs sont de natures gééologiques différentes (la série de 18 photos le montre clairement). Ainsi la zone du Roure montre quelque chose d'intéressant et habituel dans les Alpes : le relief est constitué d'unités distinctes. La zone des lacs est l'unité du Roure, surtout des grès, dégagés de toute autre roche. On pourrait croire que cette mise à nu est due aux glaciers, mais pas seulement. La zone des sommets, dite unité de Combe Brémond, est une dalle de calcaire anciennement venue chevaucher l'unité du Roure. Elle a basculé à nouveau vers l'est à la fin du plissement alpin, contribuant au dégagement de l'unité du Roure. Les calcaires des sommets sont pour la plupart des calcaires du Malm : voir l'article Marbre rose et globulaire à feuilles en cœur.

Pour le randonneur, l'endroit semble constituer un vallon parallèle au vallon de Mary. En réalité, et c'est très visible sur une carte au 1/25 000e (Top 25 IGN), les lacs du Roure occupent un ancien cirque glaciaire, caractérisé par de hautes parois abruptes et un fond relativement plat (pas à l'échelle humaine). Le Béal du Roure en est le déversoir essentiel. Le chemin qui mène au col de Mary, et semble emprunter le vallon principal, ne suit en fait qu'un petit affluent (le ruisseau n'est d'ailleurs pas nommé). Cette découverte pourrait inciter chacun à examiner les cartes, sur lesquelles ont lit le paysage bien mieux que sur le terrain.

Le terme roure signifie chêne en provençal. Il provient de robur qui a également donné « robuste » ou « corroborer », et qui désigne un chêne ou un bois très dur. Quand on voit le désert végétal que contitue la zone des lacs du Roure, on reste dubitatif. Y avait-il un chêne remarquable ? À cette altitude, c'est impossible. Peut-être que la couleur rouge du fond des lacs, bien visible sur les photos, ait pu par confusion ou mauvaise transcription donner ce nom. À moins qu'il provienne de rout, qui en Ubaye signifie défriché, labouré. Mystère !

> Voir la galerie de 18 photos (achat possible par carte bancaire)

> En savoir plus sur l'aspect géologique : Geol-alp-Ubaye